Oeuvre de l’enfant Jésus

Accueil

Pour toutes les informations concernant l’Oeuvre de l’Enfant Jésus vous pouvez prendre contact avec l’accueil de l’Oeuvre de l’Enfant Jésus.
Par écrit, par fax, par e-mail ou par téléphone

  • Le bureau de l’acceuil est ouvert::
  • du lundi au vendredi
  • entre 09.00 – 11.00 h et entre 14.00 – 17.00 h.

Accueil Œuvre de l’Enfant Jésus
Norbertijnenabdij Tongerlo
Abdijstraat 40 E
2260 Tongerlo (Antw.)
Téléphone : +32-(0)14-53 99 28
Fax: +32-(0)14-53 99 08
E-mail: enfant.jesus@tongerlo.orgN° de compte: 733-0134056-32
IBAN: BE90 7330 1340 5632
BIC: KREDBEBB

WKJ Kees

Kees van Heijst
Accueil

WKJ Geert

Geert Van de walle
Accueil

Pèlerinages

Réservations

Si vous venez à Tongerlo en pèlerinage organisé, il est alors toujours indiqué de prendre d’abord contact avec notre accueil : par écrit, par fax, par e-mail ou par téléphone:

Signalez toujours lors de votre demande :

  • nom du groupe ou de l’organisation
  • point de départ
  • jour et heure d’arrivée
  • le nombre de pèlerins
  • votre langue : Néerlandais, Français,…
  • l’adresse, le n° de téléphone, fax ou e-mail de la personne de contact ou responsable

L’accueil est ouvert du lundi au vendredi de 9.00 – 11.00 h et de 14.00 – 17.00 h.

ACCESSIBILITÉ À L’ÉGLISE ABBATIALE

Pour les pèlerinages, l’église est toujours ouverte du lundi au samedi de 07.00 – 18.00 h.

L’église est accessible aux utilisateurs de fauteuil roulant. Il y a un plan incliné sur le côté de l’église. On peut atteindre cette entrée latérale près de l’Accueil de l’œuvre de l’Enfant Jésus.

Il n’est pas possible à un pèlerinage organisé de visiter l’abbaye les dimanches et jours de grandes fêtes.

EUCHARISTIE & PRIÈRE

Les pèlerins peuvent toujours prier, seuls ou en groupe, près de la statue de l’Enfant Jésus.

Il est demandé aux groupes de pèlerins de s’occuper eux-mêmes de la rédaction et de la tenue de leurs moments de prière.

Veuillez tenir compte du fait que l’église de l’abbaye est réservée à la prière silencieuse de 11.00 – 11.30 h et de 17.00 – 17.30 h.

BÉNÉDICTION DES ENFANTS

Chaque 25ème jour du mois, on prie spécialement pour les enfants de l’association et les enfants qui sont présents à la célébration eucharistique peuvent recevoir une bénédiction. Cela se fait simplement en attendant le prêtre à la fin de l’eucharistie près de la statue de l’Enfant Jésus

Les groupes de pèlerins qui sont présents à une célébration de l’eucharistie et qui souhaitent une bénédiction pour les enfants attendent aussi le prêtre près de la statue de l’Enfant Jésus, après la fin de la célébration eucharistique.

Les groupes de pèlerins qui n’assistent pas à l’eucharistie mais souhaitent cependant une bénédiction des enfants, prennent au préalable contact avec l’accueil.

PIQUE-NIQUE & HORECA

Les groupes peuvent prendre leur pique-nique dans une des salles de l’abbaye. La capacité maximale est de 65 personnes.
Pour la location de la salle, on paie 30 euros. Pour le café et le thé : 1,50 euro par personne.

Si l’on choisit d’aller au restaurant, il y a plusieurs possibilités aux alentours de l’abbaye :

  • Torenhof : en face de l’abbaye. (014 54 43 91, fermé le lundi)
  • Sportacentrum : centre de sports situé à côté de l’abbaye (014 54 10 48, ouvert pour les groupes si on a réservé)
  • Het Park, dans le centre du village Tongerlo (014 54 21 25)

PARKING

Devant l’entrée de l’abbaye, il y a un grand parking pour autos et autocars (Entrée dans le Meulemanslaan).
Il n’est pas permis de parquer dans la plaine intérieure de l’abbaye.

VISITES GUIDÉES

Il est possible pour des groupes de visiter l’abbaye avec un guide (les bâtiments du cloître même ne sont pas compris dans le tour guidé). Pour ces visites guidées, vous êtes priés de prendre vous-mêmes contact avec le service touristique de la commune de Westerlo :

ET EN PLUS ….

Autre que la prière à l’Enfant Jésus et l’eucharistie, l’abbaye a encore beaucoup à vous offrir.
Voici quelques suggestions pour compléter votre programme :

  • Une visite au musée Léonard de Vinci avec une toile éblouissante de ‘La Cène’. L’explication peut être suivie en Néerlandais, Français ou Anglais. Ouvert du 1er mai au 30 septembre et pendant les vacances de Pâques, de 14.00 -–17.00 (Fermé Vendredi Saint et Pacques). Prix d’entrée : € 3 ou € 2 pour des groupes de plus de 15 personnes et les + de 60.
  • Dans la grange vous trouverez des informations sur notre abbaye et un audiovisuel qui vous fait faire connaissance de notre vie. Ouvert tout le temps de 8.30 – 17.00 h.
  • Dans la librairie de l’abbaye De Oude Linden (le vieux tilleuls) vous pouvez trouver des médailles, chapelets, statuettes, bougies, bons livres de prières, un beau cadeau. Entrée libre de 10.00 – 12.00h et de 13.00 – 17.30. Les samedis, dimanches et jours fériés de 14.00 – 17.00. La librairie est fermée à la Toussaint, Noël, Nouvel An et Pâques.

Tarifs (S. Messe, Lumières, Association)

Quelques tarifs:

  • Sainte Messe: € 13
  • Lumière neuf jours: € 1
  • Lumière un mois: € 3
  • Lumière un an: € 24
  • Association de l’Enfant Jésus: € 5

Ne mettez pas d’argent dans une enveloppe..
Payez toujours par un virement via notre banque

Indiquez toujours le motif de votre versement !
L’accueil est ouvert du lundi au vendredi de 9.00 – 11.00 h et de 14.00 – 17.00 h.

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Objets religieux

Ici vous trouverez un aperçu des objects religieux (médailles, chapelets, statues, cierges) concernant l’Egant Jésus lesquels peuvent êtres commandé près de l’accueil ou peuvent être acheté sur place dans notre librairie De Oude Linden.

  • Médaille métallique ronde Ø 14mm
  • Médaille métallique ronde + bord doré Ø 15mm
  • Médaille métallique ovale 22 mm
  • Médaille métallique ovale petite 13mm
  • Médaille dorée Ø 13 mm
  • Médaille dorée Ø 13 mm
  • Croix sauvegarde métallique 15mm
  • Croix sauvegarde métallique 20mm
  • Croix sauvegarde métallique 30mm
  • Croix sauvegarde argenté 20mm
  • Croix sauvegarde doré
  • Médaille ovale avec photo en couleur 25mm
  • Médaille ovale avec photo en couleur 15mm
  • Porte-clefs ovale avec photo en couleur 38mm
  • Porte-clefs métallique avec bord en bois Ø 32mm
  • Porte-clefs métallique S.Christophe et Enfant Jésus
  • Aimant ovale avec photo en couleur 38mm
  • La petite Couronne
  • Statuette de l’Enfant sur pied metallique doré 5 cm
  • Boîte à médicaments
  • Cierge avec photo 8 cm
  • Cierge de neuvaine avec photo
  • Livre pour la neuvaine Nl.
  • Livre pour la neuvaine Fr.
  • Carte
  • Image de dévotion
  • Carte plastifiée avec prière et médaille
  • Statue en plastique coloré 10 cm
  • Statue en plastique coloré 12 cm
  • Statue en plastique coloré 15 cm
  • Statue en plâtre coloré 20 cm
  • Statue en bois artificiel coloré 23 cm
  • Statue en bois artificiel coloré 30 cm
  • Statue en pierre de France colorée 20cm
  • Statue en bois coloré 8 cm
  • Statue en bois coloré 11 cm

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WKJ Kroontje 02

Croix sauvegarde

WKJ Medaille 01

Médaille

Prières

LA PETITE COURONNE DE L’ENFANT JESUS

En regardant la croix sauvegarde on dit:

Gloire au Père et au Fils, et au Saint-Esprit.
Gloire à Celui qui est, qui était et qui vient.

Sur chacun des trois petits grains:

Et le Verbe s’est fait chair
et il a habité parmi nous.
Notre Père ….

On annonce les douze mystères des Evangiles de l’Enfance avant la récitation de chaque Ave:

  1. L’Annonce faite à Marie
  2. La visite de Marie à Elisabeth
  3. Le nom “Emmanuel, Dieu-avec-nous”
  4. La naissance de Jésus à Bethléem
  5. L’adoration des bergers
  6. Le saint nom de Jésus
  7. La présentation de Jésus au temple
  8. La visite des anges
  9. La fuite vers Egypte
  10. Le retour de l’Egypte
  11. Jésus est retrouvé dans le temple
  12. La vie de Jésus à Nazareth

Conclusion:

Par l’incarnation de son Fils Dieu a scellé l’alliance du ciel et de la terre; qu’Il nous donne sa paix et qu’Il nous tienne dans sa bienveillance. Amen.

PRIERE A L’ENFAN

Jésus-Christ, Rédempteur du monde,
qui est devenu homme parmi les hommes
par le mystère de l’incarnation,
vers Toi nous tournons notre regard,
parce que c’est seulement en Toi que se trouve le salut.
Nous croyons fermement que Tu es le Fils du Dieu vivant,
venu dans le monde pour nous sauver.
Nous espérons que Tu es toujours prêt à nous secourir,
comme Tu as toujours tendu la main aux plus pauvres.
Nous voulons T’aimer de tout notre coeur,
de toute notre âme et de toutes nos forces.
Nous regrettons tous nos péchés, parce que nous T’aimons
et parce que le péché est la source de notre malheur.
Confiant en la miséricorde du Père,
nous voulons désormais Te suivre fidèlement.
Nous implorons Ta bonté
pour nous secourir dans nos besoins
(Nous exprimons ici nos intentions).
Accorde-nous la grâce de Te posséder éternellement
dans la gloire du Père et la joie du Saint-Esprit
en présence de la Sainte Vierge,
de Saint Joseph et de tous les élus. Amen.

LE LIVRE DE LA NEUVAINE

Le petit livre de neuvaine contient un moment de prière pour neuf jours consécutifs: un texte de l’Écriture Sainte, Le Notre Père, l’Avé, le Gloire au Père et une prière conclusive. En plus ce livre contient encore d’autres prières et une explication de la Croix de Sauvegarde.

Ce petit livre peut être commandé chez l’Accueil de l’Oeuvre de l’Enfant Jésus et coûte 1,50 € (excl. frais d’expédition).

Histoire

L’ENFANT JÉSUS ET LA VILLE DE PRAGUE

La présence des Carmes Déchaussés dans la capitale de l’Empire a tout d’abord à voir avec la participation à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620) du Carme Déchaussé Dominique de Jésus-Marie (1559-1630). Il était réputé et connu comme saint et faiseur de miracles et Maximilien de Bavière demanda à Paul V qu’il puisse faire partie de l’armée de Bavière, qui était annexée à l’armée de l’empereur, avec mission de rendre les rebelles de Bohême sujets de l’empereur.

La victoire fut attribuée à l’intervention du religieux et l’empereur donna ordre que les Carmes Déchaussés bâtissent un couvent à Vienne (ouvert le 4 octobre 1622) et un deuxième à Prague (le 7 septembre 1624). Dans cette ville leur fut attribuée l’église de la sainte Trinité, bâtie par l’architecte italien Giovanni Marie Filippi (vers 1556 – après 1630). Cette église était dédiée à N..Dame de la Victoire et à Saint Antoine de Padoue. Avec l’église les religieux reçurent le cimetière, la maison du prédicant et un palais, don de Martin de Huerta, officier de l’armée impériale. Le couvent fut utilisé comme noviciat.


Notre Dame de la Victoire

LA VENUE DE LA STATUE

Les chroniques du couvent de Prague laissent apparaître que la situation économique de la communauté conventuelle était très incertaine après le départ de la Cour impériale vers Vienne en 1628. Par conséquent le nouveau prieur, l’Allemand Jean Ludovic de l’Assomption, décida d’obtenir des rentrées en faisant appel à des moyens surnaturels.. Il donna donc mission au sous-prieur et maître des novices, le père Cyprien de Sainte Marie, d’obtenir une statuette pour l’instruction et la fondation des nouveaux religieux. La statuette représentait le Fils de Dieu sous forme d’un petit enfant et devait être conservée dans le lieu de prière où les religieux puissent l’honorer.
La statuette fut donnée par Polyxéna de Lobkovic, une bienfaitrice importante. La princesse était une des figures les plus importantes du parti pro-Habsbourg de Prague. Polyxéna était la fille de Vratislav de Pernstein, grand chancelier du royaume de Bohême de 1565 à 1582, et de Marie Marique de Lara, dame de cour de l’impératrice Marie, épouse de Maximilien II.
D’après une tradition difficile à vérifier, la statuette, faite de cire collée autour d’un morceau de bois, serait une copie d’une statuette Andalouse et elle aurait été achetée par Isabelle Manrique de Lara y Mendoza, comme cadeau de noce pour sa fille Marie Manrique de Lara, qui à son tour l’aurait donnée en cadeau à sa fille Polyxéna. Et à son tour Polyxéna aurait donc donné cette statuette aux Carmes Déchaussés de Prague.
La statue fut placée dans la chapelle intérieure des novices. Selon l’écrivain chroniqueur, la statue montra dès le premier instant ses services : Ferdinand II versa au couvent une rente annuelle de 2000 florins, payée par la Chambre de Bohème, et il donna l’ordre de ravitailler mensuellement le père cellérier. Peu de temps après, la vénération de l’Enfant Jésus disparut de l’attention : en 1630 le noviciat fut transporté au nouveau couvent de Munich, fondé en 1628, tandis que les religieux qui résidaient en Bohême, qui était occupée par les Saxons, se trouvaient dans une situation incertaine.


La statue de l’Efant Jésus à Prague

LA REDECOUVERTE DE LA STATUE

En 1637, un ancien novice, le Père Cyriel de la Mère de Dieu (Nicolas Schokwilerg, 1590-1675) revint au couvent de Prague. Il est connu comme étant la force motrice la plus importante de la dévotion à l’Enfant Jésus. Né à Luxembourg, il entra d’abord au grand Carmel pour passer ensuite vers les Carmes Déchaussés en 1629. Il commença alors son noviciat dans le couvent de Prague. Etabli à Munich, de par le transfert du noviciat, il prononça ses vœux le 28 octobre 1630. Au moment de son retour à Prague, la ville était soumise à la menace de l’armée, qui se trouvait sous le commandement du général Suédois Jan Banér, qui dissoudrait l’armée impériale en 1636 à Wittstock.

Prague assiégé par les Suédois

Lorsqu’à son habitude la communauté des religieux était en train de prier pour que la ville soit épargnée de la menace de l’ennemi, le père Cyriel retrouva la statuette qui était l’objet de sa dévotion au temps de son noviciat. Elle était abandonnée dans une cachette derrière le maître-autel, elle était abîmée et sans mains. Il lui redonna sa place d’honneur dans la chapelle de prière du couvent. L’écrivain-chroniqueur raconte que, comme suite de cette action de respect, l’ennemi se retira de la ville, et que le couvent, qui connaissait une sérieuse pauvreté, revécut économiquement.
Pendant l’occupation du général Königsmark, en 1648, même si les pères Carmélites étaient protégés par un sauf-conduit, l’église fut confiée à un pasteur luthérien, alors que le couvent était utilisé comme hôpital. Le retour à la vie normale arriva en octobre, lorsque fut signée la paix de Westphalie.

WKJ Geschiedenis 01


Le père Cyrille avec la statue

VENERATION GRANDISSANTE

En ce temps, grâce à la persévérance du père Cyriel et avec l’appui des différents prieurs qui se succédaient, la vénération de l’Enfant Jésus fut prise à cœur par la communauté, qui, début novembre 1648, commença à se réunir dans la chapelle de l’Enfant Jésus pour la méditation et la liturgie des petites heures.
Le 14 janvier 1651, fête du S. Nom de Jésus, le Cardinal Harrach présida la solennité, en présence de représentants de la plus haute noblesse du lieu. Cette donnée temporelle a été l’origine de la célébration annuelle de la fête.
Le 26 juillet 1651, le supérieur général des Carmélites, François du Saint Sacrement (1650-1653), à l’occasion de sa visite canonique au couvent, imposa à la communauté l’obligation d’encourager la dévotion à l’Enfant Jésus.
Le 4 avril 1655, Quasimodo, la statuette fut couronnée par Giuseppe Curti, évêque titulaire de Sébaste et coadjuteur de l’archevêque de Prague.
Le 16 Juillet , le même évêque va bénir la nouvelle chapelle, située à l’entrée de l’église du couvent, bâtie selon les dernières dispositions du défunt Johann Ernst von Tallenberg zu Flaschin. Il présenta la statuette de l’Enfant Jésus pour être honorée du public. Le 4 avril 1657, la communauté du couvent a reçu une fondation perpétuelle pour la célébration de messes tous les jeudis, un capital d’une valeur de 2500 florins.
En cette période, tenant compte de ce que la dévotion populaire allait en ligne croissante, la chapelle de l’Enfant Jésus devint trop petite. Les religieux donnèrent mission à Kilian Dienzenhofer, architecte de l’église St Nicolas, de dessiner un projet d’agrandissement. Ce projet ne fut jamais exécuté par manque d’argent. Comme réaction à ceci, le 13 janvier 1741, la statue de l’Enfant Jésus fut placée sur le second autel latéral, à droite dans l’église, où elle est encore maintenant.
En 1740, après la mort de l’empereur Charles VI, une guerre éclata entre les prétendants au trône Marie-Thérèse et Karl Albert von Bayern. Ce dernier occupa la Bohême avec l’aide des Français et, le 19 décembre 1741, il se laissa proclamer roi de Prague. Le fait que les troupes ne se livrèrent pas au pillage fut considéré comme un signe de protection de la part de l’Enfant Jésus. On va consacrer à l’Enfant Jésus un ex-voto sous forme d’un boulet de canon qui est placé à côté de l’autel le 23 décembre. Depuis l’été de 1742 jusque début janvier 1743, alors que Prague était assiégée par les troupes Autrichiennes, l’église des Carmes Déchaussés fut un foyer de résistance contre l’occupation Française.
Ce comportement plaisait aux habitants du couvent qui étaient en majorité Allemands. Comme signe de reconnaissance, Marie Thérèse, après son couronnement comme reine de Bohême, visitera l’église de la Victoire et fera un don à l’Enfant Jésus sous la forme d’un habit superbement brodé d’or, que l’on conserve encore maintenant.


La statue avec le manteau de Marie-Thérèse

UNE PERIODE DE DECLIN

Le 3 juillet 1784, dans le cadre des mesures prises par l’empereur Joseph II, le couvent des Carmes Déchaussés fut abandonné, ses 44 habitants furent expulsés et les trésors de l’église mis en vente publique. Le bâtiment devint en partie le siège du gouvernement et en partie une école, tandis que le jardin fut offert en cadeau au séminaire. Le 25 septembre, le siège de la paroisse fut établi dans l’église de N.D. de la Victoire. Avant cela elle était dans l’église voisine de N.Dame avec la chaîne, où l’Ordre de Malte avait ses solennités. On leur confia la gestion de l’église. L’intérêt pour l’Enfant Jésus, qui n’était plus soutenu par les Carmes Déchaussés, et n’était plus non plus porté par le monde de pensée religieuse du siècle des Lumières, connut une période de déclin.

DISPERSION INTERNATIONALE

Le changement de contexte et la restauration des ordres religieux avantagèrent, dans la seconde moitié du XIXème siècle, le retour à la dévotion à l’Enfant Jésus. La présence de la statue fut en progrès systématique et ne fut plus exclusivement confiée à des églises ou chapelles des frères, des religieuses et des nouvelles congrégation liées à l’Ordre des Carmes Déchaussés.

Au début, ce fut un jaillissement spontané, mais très rapidement canalisé du côté officiel. Sur demande du Supérieur Général Ezéchiel du sacré cœur de Jésus, le Pape Pie X approuva le 30 mars 1913 la dévotion avec les mots « jure meritoque Carmelitarum ordinis propria », et donna au maître modérateur de l’Ordre la possibilité de susciter la fraternité de l’Enfant Jésus de Prague, dans toutes les églises du monde, qu’elles appartiennent ou pas à l’Ordre. Le 24 juillet 1913, la Congrégation du Concile approuva les statuts de la fraternité, avec comme but : « la propagation du culte en l’honneur de l’enfant Jésus, avec un regard sur l’apprentissage de la valeur de la vie cachée avec ses grâces indicibles, avec cette qualité que les cœurs des croyants s’enflamment d’amour pour le Verbe fait chair ». On recommanda d’accomplir des actes religieux le 25ème de chaque mois et la célébration de la fête annuelle le dimanche de la Circoncision et le port de la médaille de l’Enfant Jésus. Il y avait aussi l’encouragement à prendre souvent part au sacrement de pénitence et à l’eucharistie. Le 27 novembre 1913, des indulgences plénières et partielles furent accordées. Il y avait enfin la recommandation aux églises qui n’appartenaient pas aux Carmes Déchaussés et qui voulaient fonder une fraternité, de demander pour cela la permission au Supérieur général des Carmes Déchaussés, après qu’elles aient reçu d’abord l’accord de l’évêque du lieu.

Tchequie

La manière en laquelle la dévotion fut reçue dans les différents pays du monde fut assez variée…Dans la partie de langue allemande, le rédemptoriste Joseph Mayer a joué un rôle important. A la suite du travail de Mayer, la Fraternité de l’Enfant Jésus fut instituée à Prague en 1895, approuvée par la Congrégation des Rites. En 1912, les Carmes Déchaussés entreprirent en vain un essai de reprise de possession de leur ancienne église.
Après la première guerre mondiale, Karl Kaspar, archevêque de Prague de 1931 à 1945, fut très attaché au rétablissement de la dévotion. En 1923, elle fut insérée dans la solennité du souvenir de la mort de saint Wenceslas, patron de la Bohême. En mars 1934, la jeunesse Tchèque fut consacrée à l’Enfant Jésus dans une cérémonie dans laquelle tous les enfants de la nation étaient représentés. Le 28 avril 1935 on célébra la fête du deuxième centenaire du couronnement de la statuette, et du 27 au 30 juin de la même année prit place le Congrès National Eucharistique, et une partie de celui-ci se déroula dans l’église de N.D. de la Victoire. En plus de cela, Kaspar a fait progresser la propagation du culte de l’Enfant Jésus en Europe Centrale et en Amérique du Nord, où les émigrants tchèques jouèrent un grand rôle dans la propagation. Après la deuxième guerre mondiale, Caritas Tchèque a élevé un monument juste devant l’église, en mémoire des enfants tombés pendant la guerre. Le monument fut consacré en 1947 par Joseph Beran, archevêque de Prague, revenu à peine plus tôt d’un camp de Dachau. Ce fut la dernière action publique, avant le long silence apporté par le Rideau de Fer.

Belgique

En Belgique, à partir de 1889, les Carmes Déchaussés de Gand, Mons, Charleroi, Anvers, Liège, Chèvremont et Bruxelles ont organisé les laïcs en fraternités, pourvues de leur propre imprimerie. Entre 1889 et 1893, ils ont édité le périodique « Chroniques du Carmel » ; en 1953 ils fondèrent le « Messager de l’Enfant Jésus de Prague ». A Bruxelles on construisit en 1897, sous l’impulsion forte de Gabrielle Fontaine, une chapelle consacrée à l’Enfant Jésus. Cette chapelle se trouvait sous la responsabilité des pères Barnabites. En 1906, on construisit à cet endroit une église néogothique, qui est devenue entretemps le centre le plus important consacré à l’Enfant Jésus, et avec une édition propre « Petite revue de l’Enfant Jésus », fondée en 1895.

France

En France, l’Enfant Jésus de Prague trouva un terrain qui était préparé par le mouvement commencé par Sainte Marguerite du saint Sacrement. Elle est morte à Beaune en 1646. D’elle vient l’habitude de la petite couronne. Ce sont surtout les Carmes Déchaux qui ont pris soin de la propagation. Il est connu qu’à Lisieux, du temps de Saint Thérèse de l’Enfant Jésus, la communauté du couvent était consacrée à la dévotion à l’Enfant Jésus de Prague. Grâce à l’effort missionnaire à partir de la France et en même temps de Belgique, cette dévotion a pu être répandue dans le monde entier

Irlande

En Irlande, il y avait en 1890, près du lieu saint de Loughréa où habitaient les Carmélites Déchaussés, une fraternité d’environ 20.000 membres

Espagne

En Espagne, la dévotion à l’enfant Jésus a connu une montée très rapide. Parmi les pionniers il y avait un prêtre séculier, Juan Montalt, né en 1866 à Socalm dans la province de Girona. Le 1er janvier 1897, il plaça une statue de l’Enfant Jésus de Prague dans l’église des sœurs Visitandines de Barcelone et le 27 novembre 1898 fut fondée la fraternité de l’Enfant Jésus de Prague dont il avait la direction et où il y avait une solennité tous les 25ème jours du mois et le dimanche des Rameaux. Avec ce que rapportait l’apport des membres il finança des travaux pour des pauvres et des malades. La statue de l’Enfant Jésus fut placée dans les écoles et les maisons, et dans ce but on travailla à un rituel, publié à Barcelone en 1922. En 1909, Montalt fit le projet de bâtir un sanctuaire en l’honneur de l’Enfant Jésus, à San Hilario de Socalm, son lieu de naissance. Il fut béni en mai 1918, peu après la mort de Montalt, décédé brusquement le 14 janvier 1918. Son œuvre fut continuée par les Carmélites Déchaussés de Catalogne. La direction du mouvement fut prise en charge par le père Ludovico de los Sagrados Corazones (1867-1920). Ordonné prêtre en 1890, il fonda en 1900 à Tarragone une église de son Ordre, l’Archicofradía del milagroso Niño Jesús de Praga, qui organisait chaque année, le dernier dimanche de janvier, la consécration des enfants à l’Enfant Jésus de Prague.

Amérique latine

Les Carmes Déchaussés exportèrent la dévotion de l’Espagne vers l’Amérique Latine. Cuba fut un centre important de dispersion. La dévotion y fut promue par les Carmes Déchaussés Aurelio de la Virgen del Carmen (1861-1920), Cubain, devenu évêque de Cienfuegos en 1904, et par Elias de la Sagrada Familia (1879-1942), qui voulait transformer l’église de Camaguey en un sanctuaire national.
Un second grand centre fut Santiago de Chile, où la fraternité est fondée en 1910 et où un grand sanctuaire est consacré le 21 novembre 1920, avec la collaboration des membres de l’autorité civile et religieuse et fidélité habituelle au couronnement de la statue.

Italie

En Italie, les Carmes Déchaussés de Milan furent officiellement les premiers à mettre en pratique la dévotion : le 6 décembre 1895, ils demandèrent au cardinal Andrea Ferrari la permission de placer l’Enfant Jésus dans l’église Corpus Domini, où la statuette fut effectivement placée. Pourtant ce fut le sanctuaire de Arenzano, pas loin de Gênes, qui est devenu le centre le plus important de l’expansion. En 1889 y fut fondé un couvent des Carmes Déchaussés, consacré à Ste Thérèse. Le 25 septembre 1900, le prieur Jean de la Croix place sous la statue de N.D. du Carmel une petite peinture avec le rendu de l’Enfant Jésus de Prague. Cette peinture fut rapidement remplacée par une statuette, ressemblant à celle de Prague, donnée par la Marquise Delfina Gavotta de Savona et bénie le 2 janvier 1902. Le 13 octobre 1903 naquit la Fraternité de l’Enfant Jésus de Prague et Pie X y accorda les indulgences habituelles. A la fin la fraternité comptait environ 500.000 membres en Italie et elle s’étendit encore à l’étranger, grâce aux émigrants. En 1930, la fraternité comptait à peu près deux millions de membres. La construction d’un nouveau sanctuaire commença en 1904 et fut mise en service le 6 septembre 1908 par l’évêque Alessandro Zanecchia Ginetti, un Carme Déchaussé. Symboliquement elle fut offerte à Pie X à l’occasion de son jubilé de 50 ans de prêtrise. Le 7 septembre, à la suite d’un décret du chapitre de Saint Pierre, la statue de l’Enfant Jésus est couronnée par le cardinal Rafaele Merry del Val. L’église fut consacrée solennellement en 1928 et le 6 mai de la même année Pie X lui conférera le titre de basilique mineure. En 1966,le lien avec l’origine du mouvement fut confirmé lorsque le cardinal Joseph Beran, archevêque de Prague vint bénir le sanctuaire après sa restauration. Peu après, malgré les difficultés de la part du régime Tchèque, les premiers pèlerins partirent vers Prague depuis Arenzano.

WKJ Geschiedenis 09

WKJ Geschiedenis 08

WKJ Geschiedenis 07

Des timbres édités par la Poste Vaticane en 1968

Dans le reste du monde

Au Brésil ainsi qu’aux Philippines, le culte fut considéré comme national. De nouveaux centres sont éclos dans divers pays : le sanctuaire de Santo Nono à Bogota (Colombie) ; les églises de Cochin, Kottayam, Bombay, Mangalore, Tichy, Calcutta en Inde, et le sanctuaire de Benin City en Afrique.

L’ENFANT JÉSUS À TONGRES

Lorsque la congrégation des sœurs des SS. Cœurs fondèrent le 25 octobre 1894 à Tongres un nouveau couvent, une statue de l’Enfant Jésus de Prague fut placée en même temps dans la chapelle des sœurs. Le culte de la statue et l’annexe d’une association pour l’Enfant Jésus (depuis 1914) y était très liée à l’école qui était reliée au couvent. Grâce aux enfants, la Petite Œuvre de l’Enfant Jésus trouva son chemin vers nombre de familles, d’amis et de bienfaiteurs. A partir de 1898, on commença aussi l’édition d’un périodique, sous le titre « La Petite Œuvre du divin Enfant Jésus ». Dans son parcours, ce périodique devint un instrument d’évangélisation. Plus tard le titre fut changé en « Rencontre ».

L’ENFANT JÉSUS À L’ABBAYE DE TONGERLO

La congrégation des sœurs des SS. Cœurs décida en 2003 de fermer le couvent de Tongres. Et il fallait donc trouver pour la statue de l’Enfant Jésus de Prague, après 109 ans de séjour à Tongres, un nouveau lieu de résidence. Ainsi la statue déménagea le 25 octobre 2003 vers l’abbaye de Tongerlo, où elle trouva place dans une chapelle nouvellement aménagée près de l’entrée de l’église de l’abbaye.
Le périodique ‘Rencontre’ fut adjoint à ‘Tongerlo’, le périodique de l’abbaye.


La chapelle dans l’abbatiale de Tongerlo